Site – L’Organisme public socio responsable

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L’Organisme public socio responsable

Paru en 2010, L’Organisme public socio responsable est un guide et un outil en ligne à destination des collectivités qui souhaitent s’engager dans la RSO, développé par le club développement durable des établissements et entreprises publics avec le Ministère de l’Écologie et du Développement durable et l’Union des Caisses Nationales de Sécurité Sociale (UCANSS).

 

Ce guide s’adresse à tous les organismes publics souhaitant mettre en œuvre des actions concrètes dans le domaine de la responsabilité sociale interne.

On entend par organismes publics, tous les organismes qui assurent une mission de service public quel que soit leur statut juridique.

L’association d’organismes publics à ce projet offre aux utilisateurs du présent guide un panorama, certes non exhaustif, mais suffisamment large de ce que peut recouvrir une politique ou une démarche de responsabilité sociale interne.

 

 

De l’incertitude et des modèles économiques…

Ecrit par spagano sur . Publié dans Compensation, Éco-responsabilité, Énergie, Externalités, Gestion du risque, Industrie, Modèles économiques, Prospective, Remédiation

L’article de Marianne « Le vrai prix d’un accident nucléaire » commence à poser le début d’une bonne question…

J’ai pour habitude d’introduire auprès de mes étudiants la gestion du risque environnemental de la façon suivante :

« Quelle est l’estampe Japonaise la plus célèbre au monde ? »

Cette question s’est trouvée brûlante d’actualité lors des événements qui se sont déroulés, et dont les conséquences incommensurables vont perdurer quelques milliers d’années encore à Fukushima. En effet, la question autour de l’estampe pose le problème de la gestion du risque de manière simple.

Quand on prend un risque d’accident technologique (le risque zéro n’existant pas), la question est de savoir :
– Un, que fait on quand l’accident se produit effectivement ?
– Deux, qui accepte, assume, cette prise de risque (la question du coût étant sous-jacente) ?

Ainsi, entendre les gens de TEPCO dire qu’ils n’avaient pas imaginé qu’un Tsunami de plus de 6 mètres puisse submerger la zone (sismique)sur laquelle ils ont bâti une centrale nucléaire relève au mieux de la méthode Coué, de l’incompétence dans ce cas compte tenu du sujet traité, au pire, de la mauvaise foi. L’histoire du Japon, mais du monde en général (les traces de Tsunamis ayant ravagé les côtes du monde entier ne sont pas si anciennes), montre que c’est une certitude, un raz de marée pouvant atteindre allègrement les 60 mètres peut toucher n’importe quelle côte, n’importe quand…


Bien sûr, La Grande Vague de Kanagawa d’Hokusai ne représente pas un Tsunami mais un paysage avec une vague d’environ 16 mètres dans une tempête… J’utilise ici « La Vague » pour « imager » le fait que la mer, ses tsunamis, sont totalement intégrés dans la culture japonaise. Au même titre que les pollutions nucléaires et leurs conséquences au travers de GodZilla…

En regardant les pathétiques images de pompiers héroïques tentant de refroidir des piscines de combustible MOX usagé avec des camions incendies bricolés en urgence au dernier moment (quelle préparation !), on se prend à imaginer comment en France nos tout puissants ingénieurs ont intégré tous ces risques dans leurs modèles :
Quels scénarios ils ont préparé et quels scénarios ils ont exclu, quels moyens ils ont prévu, quels budgets etc.

Dans les cours, cela soulève toujours des débats incroyables et passionnants : Entre ceux qui ont une foi dogmatique en la technologie et ceux qui envisagent le pire. Ce serait croquignolesque si ce n’était dramatique. Car la question sous-jacente est la suivante :

Si l’on se représente la France et ses 58 tranches, a-t-on jamais posé clairement aux Français la question de savoir s’ils acceptaient qu’un quart de la France puisse être contaminé, inhabitable, éventuellement pour des milliers d’années, en cas d’accident majeur dans une seule tranche ? Parce que c’est comme ça que la question doit être posée, que l’on soit « pour » ou « contre » l’électro-nucléaire, la question peut être posée aussi simplement que cela : Qui est d’accord pour prendre ce risque, et que fera-t-on s’il se produit, qui va assumer ?


Carte issue de l’article « Comment les centrales nucléaires françaises font face aux risques naturels ? » ©lemoniteur.fr

On touche ici la question des modèles, des externalités et de l’incertitude dans notre modèle économique actuel.

Économie néoclassique de l’environnement :

« Les théorèmes [économiques] sont basés sur des choix philosophiques et politiques. Ces modèles sont en outre incapables de traiter de manière adéquate les problèmes de l’incertitude des modèles eux-mêmes et des questions de l’irréversibilité (destruction, pollutions, disparitions d’espèces etc.).

Le risque écologique est en partie quantifiable et modélisable, mais l’incertitude en terme écologique ne l’est pas. »

Ainsi, « On s’efforce d’internaliser les externalités, on identifie et cerne le dommage par la modélisation économique, avec une intervention de l’état comme dans le principe du pollueur payeur. C’est sur cette base que sont conçus la plupart des Systèmes de Management Environnementaux (SME) qui tendent à évaluer les dégâts et éventuellement prévenir les risques en intégrant les facteurs dans les comptabilités des entreprises et des états, avec une approche classique quantitative (indicateurs), éventuellement prospective (risque) et de valorisation financière.

Parmi les problèmes de cette théorie, il y a la complexité à modéliser les externalités et l’impossibilité temporelle de les évaluer : comment décrire et généraliser les différents acteurs dans le temps sur un marché, comment les générations actuelles peuvent-elles négocier avec leurs futurs petits enfants victimes de leurs choix pour évaluer financièrement le coût « optimal » ?

Alors quel sera le vrai coût et qui va, tôt ou tard, l’assumer ?

 

Site – Réseau des Agences Régionales Energie Environnement (RARE)

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Créé en 1995, le Réseau national des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnementregroupe 10 partenaires qui interviennent, à l’échelle des régions et auprès des acteurs locaux, pour favoriser la prise en compte de la protection de l’environnement et la mise en œuvre d’un développement durable.

Des partenariats opérationnels ont été mis en place avec le ministère chargé de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, ainsi qu’avec l’ADEME et le réseau des agences locales de l’énergie (FLAME).

les agences du RARE accompagnent les porteurs de projet : collectivités locales, entreprises (PME-PMI), maîtres d’ouvrage publics, monde agricole, associations, établissements éducatifs… »

Les agences sont amenées à intervenir sur des thèmes très variés

  • Les applications territoriales du développement durable (ex. : Agendas 21, Plans climat territoriaux…)
  • La maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables,
  • La mobilité, la qualité de l’air et les émissions de gaz à effet de serre,
  • Le changement climatique,
  • Le management environnemental des entreprises,
  • L’éco-responsabilité des collectivités locales,
  • La construction et les aménagements durables,
  • L’utilisation rationnelle et économe des ressources (énergie, eau, déchets…),
  • La mise en valeur des espaces naturels et la préservation de la biodiversité,
  • La coopération décentralisée,
  • L’éducation à l’environnement et au développement durable et la formation.

 

Le RARE propose un certain nombre de publications sur les thèmes :

 

Le RARE publie avec le groupe Outils Territoriaux Energie Climat (OTEC) composé d’experts du Réseau des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnement (RARE), du Service de l’Observation et des Statistiques (SOeS/MEDDTL) et de l’ADEME, les cahiers de l’observation de l’énergie et des GES.

 

Site – Plateforme des évènements éco-reponsables

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« La ville de Lyon, le Grand Lyon, le conseil régional Rhône-Alpes et l’ADEME ont travaillé ensemble à la conception et à la réalisation d’un site internet pour favoriser l’organisation d’évènements éco-responsables sur le territoire grand lyonnais.

Il s’agit d’identifier les bonnes pratiques et les initiatives pilotes, de définir pour chaque thème un plan d’actions simple et opérationnel, mais également de faire connaître les fournisseurs, les prestataires et les services ressources des collectivités pouvant accompagner les organisateurs. »

Le site propose notamment une méthodologie et un guide des services ressources pour l’organisation d’évènements éco-responsables :

Les 10 étapes clés d’un événement éco-responsable

  • Étape 1 : Choix du site
  • Étape 2 : Programme
  • Étape 3 : Besoins techniques
  • Étape 3 : Besoins techniques
  • Étape 4 : Flux
  • Étape 5 : Information
  • Étape 6 : Montage
  • Étape 7 : Sensibilisation
  • Étape 8 : Contrôle
  • Étape 9 : Démontage
  • Étape 10 : Bilan

Agenda 21 local

Ecrit par spagano sur . Publié dans Adaptation, Agendas 21, Collectivités, Culture, Management, Système de management, Transition

L’Agenda 21 local ne bénéficie d’une définition réelle qu’au niveau d’instances internationales (Agenda 21 de Rio, Charte d’Aalborg) ou européennes (ICLEI).

Sa définition en France relève en fait des expériences locales qui se sont lancées dans ce type d’action. Sorte de culture commune dans un processus de construction continue, l’Agenda 21 local est à la fois un document stratégique et opérationnel, conçu comme un projet de territoire visant le long terme, à 10 ou 15 ans, et décliné en programmes d’action, avec comme toute démarche de management, une démarche d’amélioration continue et une évaluation régulière, évaluation basée sur des indicateurs.

Chaque projet d’Agenda 21 est censé être l’aboutissement d’une réflexion collective intégrant tous les acteurs économiques et sociaux d’un territoire, un document transversal, qui vise à faire converger les différentes politiques de développement locales : économique, sociale, de protection de l’environnement, de préservation des ressources naturelles, d’aménagement.

Au-delà de la planification à long terme, l’Agenda 21 local est donc une démarche qui doit proposer une nouvelle approche de la gouvernance avec une large concertation, censée intégrer les acteurs économiques et sociaux, au travers d’un débat public associant la population, il s’agit donc clairement d’une démarche de renforcement de la démocratie locale. De fait, ce ne sont pas toujours les collectivités elles-mêmes qui initient un Agenda 21 local.

Dans certaines villes, ce sont les milieux associatifs qui ont pris l’initiative auprès des acteurs économiques et sociaux. En revanche, c’est bien le rôle des collectivités territoriales de porter la démarche, parce qu’elles coordonnent, planifient, et mettent en œuvre les politiques locales concernées.

Comme pour toute démarche qui questionne les choix stratégiques, la planification et les modes opérationnels, un Agenda 21 doit être porté par les élus avec un véritable engagement dans le processus. L’engagement d’un seul élu est insuffisant, en particulier lorsque les démarches nécessitent des approches transversales, parfois innovantes et donc des arbitrages et des prises de décision qui nécessitent l’implication des élus les plus importants en terme décisionnel.

C’est un processus en principe éminemment démocratique, la démarche Agenda 21 local repose au départ sur l’observation des besoins des habitants en matière de services et d’équipements, et de manière continue l’implication des acteurs locaux dans un débat public permanent.

Véritable outil de management du développement durable à l’échelle territoriale, l’Agenda 21 est défini comme un processus de programmation et d’action :

– Processus (étapes menant de la réflexion à l’action).
– Participation (toutes les parties prenantes qui vivent, produisent, consomment sur le territoire).
– Réflexion stratégique (diagnostic, enjeux significatifs, coordination).
– Planification (finalités précises à court, moyen et long terme).
– Actions (pilotage opérationnel, partenaires, et financement).
– Amélioration (retour d’expérience et évaluation, mise à jour).
– Ancrage sur un territoire (cohérence géographique, socio-économique et culturelle).