Crise d’apoplexie

Ecrit par spagano sur . Publié dans Éco-conception, Éco-matériaux, Habitat coopératif, Matériaux bio-sourcés

Nous sommes le 14 mars, il est 22h20, je rentre de Saint-Etienne après avoir passé plus de 4 heures avec mes étudiants HMONP de l’École d’Architecture (deux heures de plus que prévu, on a fini a 21h30, mais quand on aime…). J’écoute France Culture en pensant à mes échanges avec les étudiants qui s’interrogent sur leur avenir professionnel… C’est notamment sur ça que je les accompagne.

Avant le cour, dans le hall d’entrée, un étudiant de master expliquait à un troisième année que l’éco-conception, les éco-matériaux ne faisaient pas partie du cursus et qu’il serait bon pour lui de s’abonner à une revue dont il faisait l’article pour des abonnements. Je lui demande confirmation, me désole d’entendre cette confirmation, et du coup, lui sort les bouquins que j’ai dans mon sac que j’ai amené pour mes étudiants…
Livre Habitat passif et basse consommation Livre La conception bioclimatique
Je monte en vitesse les rejoindre. Je commence d’ailleurs le cours en leur présentant les deux livres que j’ai amené :
« Habitat passif et basse consommation » de Philippe Lequenne et Vincent Rigassi, et « La conception bioclimatique » de Samuel Courgey et Jean-Pierre Oliva. Comme d’habitude, j’en profite pour parler d’enjeux, échanger, et leur distribue des plaquettes des associations Oïkos, où je suis intervenu mardi, et Habicoop qui représente pour moi la meilleure réponse pour l’avenir de l’habitat…

Bref, C’est toujours émouvant pour moi de voir que, malgré l’absence de formation dans le cursus des Architectes sur l’éco-conception, à quel point ils s’intéressent aux éco-matériaux, aux enjeux socio-économiques des matériaux bio-sourcés, des circuits courts… En fait, la majorité (au moins 60%) est avide d’infos, et c’est un plaisir de leur transmettre et de les outiller pour leur donner des clés pour agir, pour être des prescripteurs responsables.

Il est donc 22h20 et j’écoute France Culture en pensant à mes échanges avec les étudiants… Et l’invité de Laure Adler est Rudy Ricciotti et je suis au bord de la crise d’apoplexie : Riciotti vante les mérite du béton, qu’il décrit comme un « matériaux merveilleux, au bilan écologique remarquable, qui symbolise l’utilisation d’un matériau local et l’importance des circuits courts, de la localisation et de la territorialisation des matériaux de construction ».

Laure Adler ne le contredit pas, Laure Adler n’est pas là pour ça. Et alors on comprend pourquoi, dans les écoles d’architecture les vrais enjeux ne sont pas au programme: parce que les médias ne font que passer les plats aux divas…

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www.oikos-ecoconstruction.com

 

Site – Réseau des Agences Régionales Energie Environnement (RARE)

Ecrit par spagano sur . Publié dans Adaptation, Agendas 21, Associations, Construction, Déchets, Déplacements, Éco-responsabilité, Énergies renouvelables, Évaluation, Fiches techniques, Guides de ressources, Guides méthodologiques, Management environnemental, Management territorial, Outils pédagogiques, Planification, Plans Climat, Projets territoriaux durables, Publics, Schéma Régionaux, Système de management

 

Créé en 1995, le Réseau national des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnementregroupe 10 partenaires qui interviennent, à l’échelle des régions et auprès des acteurs locaux, pour favoriser la prise en compte de la protection de l’environnement et la mise en œuvre d’un développement durable.

Des partenariats opérationnels ont été mis en place avec le ministère chargé de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, ainsi qu’avec l’ADEME et le réseau des agences locales de l’énergie (FLAME).

les agences du RARE accompagnent les porteurs de projet : collectivités locales, entreprises (PME-PMI), maîtres d’ouvrage publics, monde agricole, associations, établissements éducatifs… »

Les agences sont amenées à intervenir sur des thèmes très variés

  • Les applications territoriales du développement durable (ex. : Agendas 21, Plans climat territoriaux…)
  • La maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables,
  • La mobilité, la qualité de l’air et les émissions de gaz à effet de serre,
  • Le changement climatique,
  • Le management environnemental des entreprises,
  • L’éco-responsabilité des collectivités locales,
  • La construction et les aménagements durables,
  • L’utilisation rationnelle et économe des ressources (énergie, eau, déchets…),
  • La mise en valeur des espaces naturels et la préservation de la biodiversité,
  • La coopération décentralisée,
  • L’éducation à l’environnement et au développement durable et la formation.

 

Le RARE propose un certain nombre de publications sur les thèmes :

 

Le RARE publie avec le groupe Outils Territoriaux Energie Climat (OTEC) composé d’experts du Réseau des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnement (RARE), du Service de l’Observation et des Statistiques (SOeS/MEDDTL) et de l’ADEME, les cahiers de l’observation de l’énergie et des GES.

 

Site – Plateforme des évènements éco-reponsables

Ecrit par spagano sur . Publié dans Éco-responsabilité, Guides méthodologiques, Publics

« La ville de Lyon, le Grand Lyon, le conseil régional Rhône-Alpes et l’ADEME ont travaillé ensemble à la conception et à la réalisation d’un site internet pour favoriser l’organisation d’évènements éco-responsables sur le territoire grand lyonnais.

Il s’agit d’identifier les bonnes pratiques et les initiatives pilotes, de définir pour chaque thème un plan d’actions simple et opérationnel, mais également de faire connaître les fournisseurs, les prestataires et les services ressources des collectivités pouvant accompagner les organisateurs. »

Le site propose notamment une méthodologie et un guide des services ressources pour l’organisation d’évènements éco-responsables :

Les 10 étapes clés d’un événement éco-responsable

  • Étape 1 : Choix du site
  • Étape 2 : Programme
  • Étape 3 : Besoins techniques
  • Étape 3 : Besoins techniques
  • Étape 4 : Flux
  • Étape 5 : Information
  • Étape 6 : Montage
  • Étape 7 : Sensibilisation
  • Étape 8 : Contrôle
  • Étape 9 : Démontage
  • Étape 10 : Bilan

Agenda 21 local

Ecrit par spagano sur . Publié dans Adaptation, Agendas 21, Collectivités, Culture, Management, Système de management, Transition

L’Agenda 21 local ne bénéficie d’une définition réelle qu’au niveau d’instances internationales (Agenda 21 de Rio, Charte d’Aalborg) ou européennes (ICLEI).

Sa définition en France relève en fait des expériences locales qui se sont lancées dans ce type d’action. Sorte de culture commune dans un processus de construction continue, l’Agenda 21 local est à la fois un document stratégique et opérationnel, conçu comme un projet de territoire visant le long terme, à 10 ou 15 ans, et décliné en programmes d’action, avec comme toute démarche de management, une démarche d’amélioration continue et une évaluation régulière, évaluation basée sur des indicateurs.

Chaque projet d’Agenda 21 est censé être l’aboutissement d’une réflexion collective intégrant tous les acteurs économiques et sociaux d’un territoire, un document transversal, qui vise à faire converger les différentes politiques de développement locales : économique, sociale, de protection de l’environnement, de préservation des ressources naturelles, d’aménagement.

Au-delà de la planification à long terme, l’Agenda 21 local est donc une démarche qui doit proposer une nouvelle approche de la gouvernance avec une large concertation, censée intégrer les acteurs économiques et sociaux, au travers d’un débat public associant la population, il s’agit donc clairement d’une démarche de renforcement de la démocratie locale. De fait, ce ne sont pas toujours les collectivités elles-mêmes qui initient un Agenda 21 local.

Dans certaines villes, ce sont les milieux associatifs qui ont pris l’initiative auprès des acteurs économiques et sociaux. En revanche, c’est bien le rôle des collectivités territoriales de porter la démarche, parce qu’elles coordonnent, planifient, et mettent en œuvre les politiques locales concernées.

Comme pour toute démarche qui questionne les choix stratégiques, la planification et les modes opérationnels, un Agenda 21 doit être porté par les élus avec un véritable engagement dans le processus. L’engagement d’un seul élu est insuffisant, en particulier lorsque les démarches nécessitent des approches transversales, parfois innovantes et donc des arbitrages et des prises de décision qui nécessitent l’implication des élus les plus importants en terme décisionnel.

C’est un processus en principe éminemment démocratique, la démarche Agenda 21 local repose au départ sur l’observation des besoins des habitants en matière de services et d’équipements, et de manière continue l’implication des acteurs locaux dans un débat public permanent.

Véritable outil de management du développement durable à l’échelle territoriale, l’Agenda 21 est défini comme un processus de programmation et d’action :

– Processus (étapes menant de la réflexion à l’action).
– Participation (toutes les parties prenantes qui vivent, produisent, consomment sur le territoire).
– Réflexion stratégique (diagnostic, enjeux significatifs, coordination).
– Planification (finalités précises à court, moyen et long terme).
– Actions (pilotage opérationnel, partenaires, et financement).
– Amélioration (retour d’expérience et évaluation, mise à jour).
– Ancrage sur un territoire (cohérence géographique, socio-économique et culturelle).

Stratégies territoriales de développement durable

Ecrit par spagano sur . Publié dans Agendas 21, Aménagement, Attractivité, Chartes de territoires, Déplacements, Développement territorial, Histoire, Planification, Réglementation, Stratégie, Stratégies territoriales, Territoires

La convergence des systèmes de management et des principes du développement durable semblent des outils prometteurs compte tenu de la crise environnementale, sociale et économique, que ce soit aux échelles mondiales, régionales ou locales, dans le secteur public comme privé.

Il semble que cela soit l’occasion de repenser les modèles et de nous tourner vers d’autres formes de développement, d’innover, mais pour cela, sera-t-il possible de s’affranchir des limitations économiques posées comme indépassables aujourd’hui ?

La responsabilité et la coopération sont clairement des clés pour sortir de la civilisation postindustrielle et faire face aux enjeux d’une nouvelle forme de civilisation soutenable.

L’Agenda 21 de Rio avait identifié les collectivités locales comme les « acteurs clés » du développement durable car elles sont le lieu où les infrastructures économiques, sociales et environnementales se mettent en œuvre. C’est également à cette échelle que sont conçues les orientations et les réglementations locales, que se mettent en œuvre la surveillance conjointe avec les services de l’état des politiques adoptées à l’échelon national, et que se déploient les nouvelles formes de gouvernance et d’implication, de mobilisation et de participation du public en faveur d’un développement durable.

Dans le chapitre 28 de l’Agenda 21 de Rio, intitulé « Initiatives des collectivités locales à l’appui d’Action 21 », les autorités locales (et non les territoires) sont présentés comme celles qui préparent des stratégies d’action appelées « Agendas 21 locaux », en impliquant tous les acteurs locaux.

Ce programme vise ainsi à ancrer à l’échelle du territoire la démarche en utilisant les réalités locales, en prenant en compte ce qui constitue l’identité du territoire (démographie, géographie, tissus économiques, culture). Ainsi, de nombreuses collectivités locales ont adopté des déclarations communes au niveau international, dans le cadre du Conseil international pour les initiatives écologiques locales (ICLEI) ou européen dans le cadre de la « Campagne des villes européennes durables », parmi ces déclarations, on trouve la charte des villes européennes pour la durabilité, appelée « Charte d’Aalborg » adoptée à Aalborg le 27 mai 1994, le plan d’action de Lisbonne « De la Charte à la pratique » adopté le 8 octobre 1996, la « déclaration des gouvernements locaux au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesbourg » en septembre 2002. Le Conseil international pour les initiatives écologiques locales (ICLEI) a dénombré plus de 6 400 démarches d’Agendas 21 locaux dans 113 pays.

Ces chartes définissent des cadres pour des stratégies territoriales où les questions environnementales sont malheureusement majoritairement prioritaires, comme la gestion de l’énergie, les modes de transport, l’utilisation des sols et des espaces, la lutte contre le changement climatique ou encore la préservation de la biodiversité.

Progressivement, les démarches environnementales et sociales se trouvent intégrées dans une association plus active avec les questions économiques, via les démarches d’achats durables notamment. Mais elles peinent néanmoins à dépasser dans la question économique l’approche attractivité ou de réduction des coûts opérationnels, pour véritablement penser un écosystème économique social et environnemental localement équilibré et donc durable.