Révolutions industrielles & modèles économiques

Ecrit par spagano sur . Publié dans Adaptation, Agriculture, Cité, Consommation, Croissance, Développement économique, Économie, Énergie, Espaces, Histoire, Humanité, Industrie, Innovation, Macro-économie, Modèles économiques, Polis, Société, Transports, Ville

La première révolution industrielle correspond au passage d’une société à dominante agraire et artisanale à une société commerciale et industrielle.

Initiée véritablement au XVIIIe siècle en Europe, celle-ci s’est accélérée au XIXe siècle, en particulier en Angleterre, mais aussi dans le reste de l’Europe, aux États-Unis et au Japon. L’émergence d’une industrie moderne s’était appuyée sur un nouveau système technique constitué au XVIIIe siècle, où se liaient de manière interdépendante le textile, le charbon et le fer. Pour répondre à cette mutation, une révolution des transports entraîne un développement du chemin de fer et l’extension des voies de circulation (routes, canaux), ce qui vient à son tour nourrir la demande industrielle en machines, matériaux de construction, rails et locomotives. Le principal moteur énergétique au cœur de cette révolution est le charbon, qui entraîne ainsi l’explosion de l’exploitation minière. Cette mutation productive avait été précédée, dans la plupart des pays touchés, par une mutation agricole : outillage, nouvelles techniques, suppression des jachères, modifications des structures juridiques sur la propriété des terres… Cette révolution agricole répond à la demande d’une population urbaine de plus en plus importante, et entraîne un besoin accru en outillage et en engrais, demande qui soutient à son tour l’essor industriel et marque aussi la naissance de l’agrochimie.

Cette mutation vers une société industrielle a été favorisée par l’émergence d’une nouvelle classe dominante, la bourgeoisie, qui s’est substituée à la noblesse. Celle-ci impose son modèle économique et social via sa puissance économique (banques, relations d’affaires, familles, médias et politiques) selon un principe dit libéral et capitaliste : l’état doit rester sur ses fonctions régaliennes (police, justice et défense), laisser et soutenir les agents économiques structurer la société et son modèle économique, notamment en réprimant les mouvements sociaux qu’il rend illégaux. Cette transformation a affecté profondément l’agriculture, l’économie, la politique, la société et l’environnement du monde contemporain car elle a entièrement bouleversé les économies nationales et redistribué les échanges économiques mondiaux, en créant notamment une nouvelle hiérarchie entre les états, où dominent de manière hégémonique les nations industrialisées et où les nations non industrialisées sont dominées et exploitées.

Le monde est alors multipolaire.

Basée sur la mécanisation et son moteur charbon vapeur, la communication papier, la première mutation industrielle va connaître une seconde étape initiée vers la fin du XIXe siècle, la seconde révolution industrielle. Prolongeant la première, celle-ci va apporter de nouvelles techniques en tentant de répondre aux problématiques rencontrées lors de la première révolution industrielle : ne pouvant produire assez d’équipements et de matériel, notamment pour l’essor du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, l’industrie de la sidérurgie va développer de nouvelles techniques qui vont relancer et accélérer la mutation industrielle. Les innovations technologiques vont peu à peu s’étendre, avec le développement de l’industrie chimique, l’usage de l’électricité, mais plus encore, le recours de plus en plus en plus fréquent à la science et à la recherche scientifique. Un autre facteur majeur qui va bouleverser l’industrie est l’arrivée du pétrole et du moteur à explosion. Les innovations techniques s’accompagnent également d’innovations en terme d’organisation : l’Organisation Scientifique du Travail de l’ingénieur F. Taylor, qui va être développé davantage par Ford avec la production à la chaîne. Comme pour la première révolution, la seconde révolution industrielle va s’étendre à l’agriculture : mécanisation et utilisation d’engrais chimiques, usages de plus en plus importants qui vont soutenir encore la logique de production industrielle. La croissance démographique et l’émergence de syndicats vont progressivement influencer les législations sociales ce qui aura également pour effet de soutenir la croissance industrielle via l’augmentation progressive du pouvoir d’achat des salariés. Le développement des transports va également être bouleversé à l’échelle mondiale avec l’ouverture de nouvelles voies, grâce à des navires plus rapides, à l’extension des chemins de fer et le percement du canal de Suez en 1869 puis le canal du Panama en 1914.

Première crise de la mondialisation ?

Le modèle de développement des pays développés à économie de marché va connaître entre les deux guerres une étape décisive, qui va amener à une réorganisation complète de l’économie mondiale. Après la première guerre, le retour de la consommation et une politique de crédit soutenue par les États, va doper l’économie des pays industrialisés. Mais le retour sur le marché des États qui avaient fait la guerre puis avaient reconstruit leur appareil productif, va amener à une saturation du marché mondial qui, avec le resserrement du crédit aux États Unis, en Grande Bretagne et au Japon, va arrêter net la croissance en 1920. Cette crise va principalement toucher les pays les plus engagés dans les activités économiques tournées vers les exportations, comme la France, l’Allemagne, le Japon et la Grande Bretagne, et épargner les États-Unis qui exportent peu. Aux États-Unis, la mécanisation, le fordisme et le taylorisme vont propulser la productivité et l’augmentation de la consommation des classes les plus aisées. Mais en 1925, la croissance va être supérieure à la capacité de consommation intérieure ce qui va rapidement déboucher sur une crise économique.

La seconde révolution industrielle s’accompagne dans les années 1920 d’une nouvelle mutation profonde des structures industrielles et de la société. La concurrence de l’électricité et du moteur au pétrole va provoquer un recul progressif des industries basées sur le charbon, et favoriser l’émergence de l’industrie automobile, des machines agricoles avec en corollaire les cartels comme celui du pétrole en 1928 où les trois grandes compagnies pétrolières se partagent le marché mondial, des fusions dans le secteur industriel comme celle de la pétrochimie en Allemagne avec IGFarben (fusion de Agfa, Bayer et BASF) qui deviendra alors le quatrième groupe industriel mondial derrière General Motors, U.S. Steel et Standard Oil, ou encore des ententes sur les marchés mondiaux des ressources minières.  Au sortir de la seconde guerre mondiale, avec la généralisation du fordisme et du taylorisme, la véritable révolution industrielle sera basée sur l’énergie et la chimie du pétrole, l’électricité et les communications, et la domination de théories économiques imposées par les vainqueurs de la guerre : les groupes industriels, les compagnies pétrochimiques et les sociétés financières. Le modèle économique qui s’est alors imposé au sortir de la seconde guerre mondiale peut être résumé en un mécanisme de production de masse qui doit être soutenu par une consommation de masse, avec des mécanismes internationaux de dérégulation et d’élimination des mesures protectionnistes des marchés pour permettre aux industriels des États-Unis d’exporter en masse leurs productions.

Le modèle économique ainsi à l’œuvre est basé sur plusieurs principes :

– Le premier est d’éviter la saturation des marchés et la baisse de la demande, par un renouvellement rapide des biens de consommations et d’équipement. Les biens de consommations sont devenus désirables par la réclame, et jetables. Les biens d’équipements sont devenus des biens de consommation comme les autres, soumis aux effets de modes, et qui grâce à une obsolescence programmée, impliquent un renouvellement rapide et prévisible propice au maintien en fonctionnement des industries.

– Le second est une consommation énergétique très élevée, la révolution industrielle est avant tout une révolution énergétique. La machine à vapeur va démultiplier la force de travail disponible de vingt à trente fois. Les tentes glorieuses ont vu une multiplication par trois de la consommation énergétique globale, avec un pétrole bon marché, une utilisation importante du gaz et de l’hydroélectricité. C’est cette avidité énergétique et ses conséquences sur l’environnement qui seront à l’origine des réflexions du Club de Rome en 1972.

– Le troisième repose sur la circulation des biens à l’échelle de la planète : le marché est mondial et les produits circulent librement de leur lieu de production à leur lieu de consommation. Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), signé en 1947, met en place un commerce international de libre-échange. Le GATT sera remplacé en 1995 par l’Organisation Mondiale du Commerce.

Théories économiques et croissance perpétuelle

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Les modèles économiques et les ressources naturelles sont intrinsèquement liés dès l’émergence des premières sociétés agricoles il y a douze mille ans. Il faudra toutefois attendre l’arrivée de l’économie sociale et politique, et de la « science économique », pour que soient progressivement autonomisés les modèles économiques à partir des travaux de l’école classique anglaise et surtout lors de l’émergence de l’école néoclassique. Ainsi selon l’économiste contemporain Laurent Eloi, celle-ci amène une « rupture fondamentale entre les modèles économiques et l’environnement » :

Dans un premier temps, les théories économiques sont conçues selon des modèles dominés par la nature. , les contraintes du monde physique sont à la base des concepts économiques des physiocrates, pour qui « seule la terre était capable de donner plus qu’elle ne coûte ». Cette domination de la nature sur l’homme sera toujours d’actualité dans l’école classique anglaise, notamment chez Adam Smith. Ainsi, la progression linéaire des moyens de subsistance est selon Thomas Malthus incompatible avec une croissance exponentielle de la population : « L’homme ne maîtrise pas la nature : il profite de sa fertilité, mais en retour celle-ci lui impose son rythme d’exploitation et sa finitude ».

C’est avec l’école marginaliste, dont notamment Léon Walras, que les modèles économiques vont s’affranchir de la terre et construire des théories postulant une croissance perpétuelle, dans laquelle il suffit que le capital augmente au même rythme que la population. Dans les années 1930, l’économiste américain Harold Hotelling sera le premier à formuler un théorème sur l’exploitation des ressources non renouvelables, mais c’est l’économiste américain Robert Solow qui « démontre » en 1950 que le progrès technique, parce qu’il est un facteur d’agrandissement de la force de travail, peut permettre aux niveaux de vie de connaître une croissance indéfinie.

Ainsi affranchi de la terre comme facteur limitatif grâce à la croissance de la population et au progrès technique continu, le modèle économique néoclassique peut ainsi postuler une croissance perpétuelle.

ÉLOI Laurent (2009), Les économistes et l’écologie : une rencontre récente, Alternative Économique, Hors-Série n° 83, L’Économie Durable, page 18.

Le développement durable est-il soutenable ?

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C’est précisément la question posée par Jean-Marie Harribey en juin 2002 lors d’un séminaire de l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le XXIe siècle démarre en effet sur une profonde crise globale touchant les deux aspects fondamentaux de l’humanité : l’état social et l’état environnemental.

D’un point de vue social, malgré l’accroissement considérable de richesses crée au cours des siècles précédents, la pauvreté, les inégalités, l’analphabétisme, la faim et la misère n’ont jamais été aussi criants.

D’un point de vue environnemental, un seul élément résume à lui seul, en creux, tous les aspects négatifs de la catastrophe environnementale qui s’aggrave chaque jour : entrée dans l’ère de l’anthropocène1, l’humanité est devenue un agent géologique qui transforme la structure de la biosphère au point de provoquer la sixième extinction massive d’espèces, au même titre que les plus grandes catastrophes géologiques que la terre a déjà connu.

Reprenant brièvement l’historique de la notion de développement durable, Christian Brodhag note que c’est le fondement environnemental du développement durable, c’est-à-dire « la prévention et la conception de procédés propres », qui nécessite d’intégrer l’environnement dans nos choix économiques et sociaux, c’est-à-dire dans l’ensemble des politiques publiques et des comportements privés, avec en perspective la garantie, pour les générations futures et les pays en voie de développement, de la possibilité de continuer à se développer.

Face à la question des moyens (entendus principalement économiques) à mettre en œuvre pour continuer à se développer sans hypothéquer le futur, c’est en général le compromis politique qui prédomine dans le concept de développement durable. Pour parvenir à cette quadrature du cercle, que représente la croissance économique continue dans un environnement fini avec une consommation globale elle-même en croissance, une série de constructions conceptuelles sont proposées par les tenants du développement durable :

– Mettre sur un pied d’égalité conceptuel société, économie et environnement (les piliers).
– Retourner (reformuler si on observe cyniquement le phénomène d’un point de vue communication commerciale) les contradictions entre ces trois « piliers », en « stratégies triplement gagnantes des 3E : économie, équité et environnement », ce qui au sommet de Johannesburg sera traduit en people-planet-profits).
– Une triple échelle pour la prise de décision compatible avec le développement durable : temporelle en référence aux besoins des générations futures, territoriale pour repenser la mondialisation dans une articulation moins négative de la libéralisation des échanges, échelle présentée comme essentielle car ne sont pas pris en compte les conséquences globales au niveau local, et inversement (nous verrons plus loin que c’est localement que se dessine le global).Et enfin, la dimension systémique, qui de loin est la plus importante, car elle nécessite toujours selon C. Brodhag, de « revisiter l’opposition entre complexité et simplicité, entre la complexité des problèmes qui se posent à nous, et la nécessité d’agir dans un cadre simple. (…) N’importe quel décideur doit être capable de simplifier ses problèmes pour les comprendre, les hiérarchiser, et agir ».

Ce point est fondamental et indissociable du précédent car nous vivons dans un monde où toutes les dimensions informationnelles, toutes les hiérarchies, tous les enjeux sont totalement fragmentés, remodelés, retraduits par un foisonnement médiatique qui s’affranchit totalement de la nécessité de la construction de raisonnements justifiés : multiplicité des médias, multiplicité des points de vue posés comme des vérités, multiplicités des sources non vérifiées… Pour agir, il faut être informé pour pouvoir exercer un libre arbitre et agir en conscience de manière volontaire, en bref, être citoyen et acteur politique.

Ainsi, lorsque l’on poursuit l’étude du concept de développement durable et des questions des intérêts divergents, des tensions et des ruptures, au-delà des intérêts divergents classiques que sont ceux des générations actuelles versus les générations futures, entre le Nord et le Sud, entre besoins humains et préservation des écosystèmes, voire, au-delà même des points de vue divergents interculturels qui fonts que différentes cultures et civilisations peuvent avoir un point de vue totalement différent sur ce qu’est un « développement durable », le point de rupture qui paraît le plus prégnant, le plus systématique, le plus insurmontable, reste celui du « modèle économique ».

Pour déterminer si le développement durable peut être soutenable, il faut donc interroger la partie sur laquelle nous disposons de marges de manœuvre : les modèles économiques que nos sociétés doivent négocier, imaginer, mettre en œuvre, en faisant des choix de polis. De l’échelle macro à méso, puis à l’échelle micro, les modèles sont multiples, et les territoires, les cités et leur histoire, les propositions autrefois qualifiées d’utopies (et qui portent en elles des germes de réponses) sont autant de champs d’étude qui nous apportent des pistes de réponses pour notre problématique.

Si l’on veut interroger les modèles économiques, leurs fondements et leurs mécanismes, leurs théories et celles que l’on pourrait vouloir mettre en œuvre en fonction de nos besoins, il nous faut examiner l’évolution des sociétés humaines dans lesquelles elles ont vu le jour. Quels ont étés les modèles économiques des civilisations et des cités, sur quels modes de création de richesses (de valeurs ?) se sont-elles construites ? Quels modèles ont-elles mis en place pour répondre à leurs besoins ? Quels étaient ces besoins ?

Après avoir examiné ces modèles de développement, Il faut revenir aussi sur la théorisation, la modélisation de ces modèles : quelles théories économiques ont été construites à partir de ces expériences de développement, comment ces théories se sont étendues, passant du micro au macro, et quelles en ont été les conséquences.

Quelles sont les principales failles de ces modèles, qui ont fait disparaître des civilisations et qui seraient susceptibles de faire disparaître la nôtre ?

Guide : Maires et architectes…

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…18 propositions pour un urbanisme durable et une architecture responsable.

Publié en octobre 2010, ce guide est issu des travaux de la commission développement durable du Conseil national de l’Ordre des architectes, présidée par Patrice Genet.

Destiné aux maires et élus locaux de petites et moyennes communes, il offre 18 propositions et des retours d’expérience. L’objectif étant de permettre « aux élus de s’interroger sur leur propre démarche, depuis le diagnostic en amont jusqu’aux objectifs du projet ».

Ce guide prétend étendre l’idée qu’un urbanisme durable et une architecture responsable sont possibles et nécessaires et ce, dans toutes les communes.

Les 18 propositions : 
1. Etablir un état des lieux du développement durable dans la commune 
2. Identifier et hiérarchiser les enjeux 
3. Définir les orientations pour la commune à long terme 
4. Maîtriser l’étalement urbain et la consommation d’espace 
5. Favoriser la réhabilitation et la reconversion 
6. Constituer des réserves foncières 
7. Envisager des formes innovantes de promotion immobilière 
8. Privilégier l’enrichissement culturel du territoire et l’innovation architecturale 
9. Réussir les mixités sociales, générationnelles et fonctionnelles 
10. Construire le projet à partir des questions de mobilité et d’accessibi²lité 
11. Assurer la cohérence avec les territoires proches et leurs projets 
12. Anticiper l’évolution future des projets 
13. Séquencer le projet et lui donner du temps 
14. Promouvoir des espaces naturels et préserver la biodiversité 
15. Valoriser les ressources locales 
16. Fixer des prescriptions de développement durable 
17. Appréhender les projets en termes de performance globale pour la collectivité 
18. Pratiquer la concertation tout au long du projet

On regrette de ne pas le voir sur les étagères de tous les maires des petites communes rurales.
Télécharger la version pdf : Maires et architectes – 18 propositions pour un urbanisme durable et une architecture responsable (2010). 

 

Livre : Les indicateurs financiers du développement durable

Ecrit par spagano sur . Publié dans Indicateurs, Livres, Management, Responsabilité sociétale, Soutenabilité faible

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Sous un discours austère et avec des approches plutôt orientées « soutenabilité faible », cet ouvrage a le mérite de structurer l’approche développement durable dans le management de l’entreprise. Ce n’est pas vraiment un guide pour la création de tableaux de bord ou d’indicateurs originaux, et les méthodes de management ne sont pas toujours très adaptées, surtout au regard de l’actuelle ISO 26000.

Toutefois, il apporte une vision synoptique du développement durable dans l’entreprise, avec notamment une approche en trois temps (gérer le passé, le présent et le futur), avec pour chacun de ces temps, des outils par étape dans la progression dans le temps. Son autre point fort est de bien démontrer l’impact futur pour la valeur (de reprise ou d’adaptation aux nouvelles contraintes légales) d’une entreprise qui aurait négligé l’environnement et le social dans le passé… Études de cas à l’appui.

Dans ma bibliothèque :
Les indicateurs financiers du développement durable, Paul de Backer, Édition d’organisation, juin 2005.