Source – Réseau de Recherche sur le Développement Soutenable

Ecrit par spagano sur . Publié dans Adaptation, Collectifs, Résilience, Sites, Sources, Transition

 

 

 

« R2DS Île-de-France est un groupement d’intérêt scientifique (GIS) géré par le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique). Il a été crée en 2006 à l’initiative du Conseil Régional de l’Île-de-France dans le but de favoriser la recherche sur le développement soutenable.

Les projets de recherche du réseau sont réunis sous quatre thématiques et une thématique blanche :

Thème 1 – Vulnérabilités écologiques, économiques et sociales face aux évolutions de l’environnement global et local

Les discontinuités dans le système intégré climat – systèmes écologiques – activités humaines peuvent venir de l’interface entre systèmes écologiques locaux – activités humaines ‘à climat constant’ ou à ‘climat changeant’, de dysfonctionnements localement situés et/ou de propagation de chocs frappant d’autres territoires et l’économie mondiale (énergie, migrations), de changements environnementaux de grande ampleur et/ou des vulnérabilités pré-existantes des sociétés impactées. Ceci explique une opération organisée selon les trois temps suivants.

  • Système climatique, son évolution et ses impacts : un problème imparfaitement résolu ;
  • Dégradation des fonctions écologiques et de la biodiversité : un impact à mieux anticiper ;
  • Vulnérabilités et potentiels d’adaptation de l’Ile-de-France aux changements environnementaux et aux tensions sur les ressources.

Thème 2 – Biodiversité et anthropisation : préserver et valoriser des dynamiques complexes

La réponse aux enjeux de biodiversité revêt une importance stratégique pour l’Île-de-France mais également pour toutes les régions abritant des mégapoles situées en zone tempérée. Elle implique l’approfondissement d’approches intégratives dans l’esprit de l’IPBeS (plateforme internationale science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques). Il s’agit de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes, les capacités d’adaptation des espaces et des espèces aux pressions anthropiques et aux évolutions climatiques, de construire des scenarii modélisant ces changements et mieux appréhender les interactions entre dynamique de la biodiversité et développement humain que ce soit aux échelles locales ou globales. Cet objectif peut être perçu de façon fondamentale mais aussi s’articuler autour de la biologie de la conservation et de l’ingénierie écologique dans le but de développer une écologie prédictive à même de nourrir les enjeux de gouvernance d’un développement soutenable

  • Dynamique de la biodiversité ;
  • Restauration de la biodiversité et des milieux.

Thème 3 – Modes de développement sous impératif de ’décarbonation’ et d’adaptation aux changements environnementaux

Le changement technologique est une variable stratégique essentielle pour un développement soutenable, mais on ne peut s’en tenir au schéma classique qui va de la recherche fondamentale aux procédés industriels, en passant par la R&D. La viabilité des grandes alternatives technologiques dépendra en effet :

  • de la nature des systèmes énergétiques dans lesquelles elles s’inscriront, et dessystèmes techniques qui déterminent la quantité et la qualité des demandes en énergie et matières premières (cadre bâti, infrastructures de transports ; procédés industriels)
  • des contraintes à l’émergence de ces techniques : inertie des systèmes techniques, obstacles à l’innovation, passage prototype – petite échelle – grande échelle, inerties institutionnelles, régimes juridiques,
  • de la montée des régulations concurrentielles des industries d’infrastructure et de la globalisation des marchés des biens et des capitaux qui modifient le risque industriel et les conditions de la compétition industrielle
  • des comportements individuels et collectifs en matière de perception et d’acceptation des risques technologiques, des impacts environnementaux, des politiques publiques mais aussi en matière de styles de consommation et de dynamiques spatiales (formes urbaines, aménagement du territoire)

Ce thème se déroulera en trois étapes :

  • Habitat, transport et dynamiques urbaines ;
  • Enjeux technologiques et institutionnels des mutations énergétiques et de la ‘dématérialisation’ ;
  • Evaluation intégrée des stratégies de développement ; conséquences pour la mutation écologique et sociale de l’Ile-de-France.

Thème 4 – Enclencher la mutation écologique et sociale face aux tensions du court terme

Si on s’en tient au très long terme, le développement soutenable ne renvoie pas au choix entre croissance et décroissance. Ainsi le bilan du GIEC sur les scénarios disponibles indique qu’on pourrait respecter une contrainte de concentration de 450 ppm de gaz à effet de serre avec de très faibles pertes de produit intérieur brut agrégé sur le siècle. Mais ces scénarios ne permettent pas d’expliquer la frilosité à enclencher des politiques climatiques ambitieuses. Leur point aveugle est celui des coûts de transition et conditions d’enclenchement des politiques de réorientation du développement. C’est sur ce point aveugle que se concentre cette opération. Celle-ci mobilise essentiellement les SHS (sciences politiques, sciences économiques, sociologie, anthropologie) dans un contexte d’interdisciplinarité forte avec les sciences a-humaines. Les objets étudiés (controverses scientifiques, réactions des systèmes techniques à des signaux économiques et institutionnels) ne peuvent être saisis sans collaboration avec les disciplines maîtrisant leur spécificité technique et la prise en compte de cette spécificité conduit à un agenda de recherche en SHS permettant de mieux comprendre les sources du ‘implementation gap’ dont souffrent les politiques publiques de développement soutenable. »

Portail – Atelier technique des espaces naturels (Aten)

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«  L’Atelier technique des espaces naturels (Aten) a pour mission de contribuer à la sauvegarde des espaces et du patrimoine naturels, par la mise en réseau et la professionnalisation des acteurs.

Il réunit désormais 19 organismes responsables de la gestion de la nature et de la protection de la biodiversité.
L’Aten agit prioritairement en France (métropole et outre-mer). Mais il est aussi amené à intervenir en termes d’expertise, d’échanges et de représentation en Europe (notamment pour la mise en œuvre de Natura 2000) et à l’international. »

 

L’ATEN est un centre de ressource sur les espaces naturels et propose de nombreuses publications :

Une revue :

La revue des professionnels de la nature :

La revue s’adresse aux acteurs et relais de la gestion des territoires et des paysages. Les auteurs y présentent, évaluent et discutent les expériences et savoir-faire issus des territoires, et portent à la connaissance des intéressés les actualités, recherches, textes et initiatives dans ces domaines.

 

 

 

Des cahiers techniques

La collection des Cahiers Techniques éditée par l’Aten est conçue par le réseau des gestionnaires de la nature.

Les ouvrages qui la composent sont le fruit de leur travail commun : les espaces naturels protégés sont à la fois des terrains d’expérimentation pour l’acquisition de la connaissance et des lieux privilégiés de son application. Les responsables de la gestion de la nature et de la protection de la biodiversité, élus, enseignants, juristes, et plus largement le public intéressé par la sauvegarde des patrimoines naturels ont ainsi à disposition une documentation pratique et riche.

Un centre documentaire

Les centres de documentations rassemblent des ouvrages, études, livres mais aussi des revues professionnelles ou grand public. Certaines collections sont complètes, d’autres n’ont que quelques numéros. Vous y trouverez notamment les publications issues des structures suivantes :

Atelier Technique des Espaces Naturels
Conservatoire du Littoral
Parc national Cévennes
Parc national Ecrins
Parc national Guadeloupe
Parc national Port-Cros
Parc national Pyrénées
Parc national Réunion
Parc national Vanoise
Parc naturel régional Haut Languedoc
Parc naturel régional Narbonnaise en Méditerranée

 

L’Atelier technique des espaces naturels propose également une veille juridique, un centre d’information sur les formations, des offres d’emplois et de stages etc…

 

 

Villes et communautés en transition

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Né en Grande-Bretagne en septembre 2006, le mouvement Transition s’appuie sur le travail de Rob Hopkins ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui des centaines d’Initiatives de Transition dans une vingtaine de pays réunies dans le réseau de Transition (Transition Network).

La Transition en question est le passage « de la dépendance au pétrole à la résilience locale ». Les populations locales sont invitées à créer un avenir meilleur et moins vulnérable devant les crises écologiques, énergétiques et économiques qui menacent en agissant dès maintenant pour :

• réduire la consommation d’énergie fossile ;
• reconstruire une économie locale vigoureuse et soutenable et retrouver un bon degré de résilience par la relocalisation de ce qui peut l’être ;
• acquérir les qualifications qui deviendront nécessaires.
Chaque collectivité locale trouvera par elle-même les actions qui lui conviennent en fonction de ses ressources et de ses enjeux. Il n’y a pas de réponse toute faite. Le modèle de Transition offre un cadre de travail cohérent mais non coercitif.
« C’est une chose de faire campagne contre le changement climatique et une autre de présenter une vision irrésistible et attachante du monde de l’après carbone, qui insuffle aux autres l’envie de s’y diriger. Nous commençons à peine à explorer le pouvoir d’une vision positive d’un futur abondant : maigre en énergie, riche en temps, moins stressant, plus sain et plus heureux. Il est essentiel de savoir associer des images à la vison précise d’un futur en descente énergétique. »